Robertfred.com, poésie. "Aimer, sinon c’est faux"

Les moitiés

Nous ne sommes plus que des moitiés divorcées,
îles fêlées au banquet de nos miroirs,
mythes sourires affolés par le tube…

Le fond de nos loi n’a plus que le droit,
justice foulée chevauchant le devoir ;
à la question du bien, l’état de nos biens.

Nos sagesses ne sont plus que des chiffres,
nos paroles des justificatifs, nos regards
les lèvres tranchées de nos télé-mensonges.

Nos explications nous ont légué un mot à moitié :
puzzle de lettres enfouies, bruits de signes,
ombre, dans le vent possessif de nos egos.