Robertfred.com, poésie. "Aimer, sinon c’est faux"

Dédicace de Bourg-de-Four

Robert Fred et Frédéric Naef à la signature de « Bourg-de-Four » au Salon du livre de Genève en 2015

Robert Fred à la signature de Bourg-de-Four, au Salon du livre de Genève, 2015

Robert Fred

 

Frédéric Naef à la signature de Bourg-de-Four au Salon du livre de Genève

Frédéric Naef

 

Robert Fred et Frédéric Naef à la signature de Bourg-de-Four au Salon du livre de Genève

Bourg-de-Four : Robert Fred avec Frédéric Naef, l’Illustateur

 

Au Café du Bourg de Four après la signature au Salon du Livre de Genève

Au Café du Bourg de Four après la signature…

Dédicace au Salon du livre de Genève

Dédicace de Bourg-de-Four au Salon du livre de Genève, le 30 avril 2015 de 16h30 à 18h30 au Stand Slatkine

Voici la route, voici le chemin

Visage, Dessin de Robert Fred, Genève, 2013.

Visage, Dessin de Robert Fred, Genève, 2013.

Voici la route, voici le chemin, te voici, toi.
Tes noirs désirs, tes lumières éblouies.

Un pas, un simple pas, une promesse,
le jour se lève, et tout est balayé.

L’âme loue l’élan, le ciel, l’embrase.
Le corps creuse, tousse, pousse, cogne,

qu’importe ! Le vent, la pluie, le temps
prononcent à l’horizon le chant de la vie.

Dans l’abandon, dans l’espoir, voir, voir seulement,
voir se lever le soleil, voir la brise danser sur le sable suffit.

toucher, toucher simplement, toucher la terre, soulever sa poussière,
d’un pas, d’un petit pas de fourmi, qui ouvre le mystère, aspire,

aspire au mouvement. Un regard, un souffle, une forme, un seul geste,
et le cœur s’éveille, triomphe. L’œil s’ouvre, le monde apparaît.

La vie est en toi, telle qu’elle est, c’est un présent, une présence.
Elle est ta présence. Elle est le vivant, et ne peut attendre.

Voici la route, voici le chemin, prends-le,
ses noirs désirs, ses lumières éblouies….

où s’écrit le vers et le poème…

Port de Camaret, juillet 2013

Vue du Port de Camaret

Voici que je rentre à nouveau
dans cette tristesse indicible
où s'écrit le vers et le poème...

Pourquoi l'être, doit-il, pour entrer par la porte du temps,

                     allumer la désintégration de son geste ?...

Pourquoi ne peut-il ni savoir, ni revendiquer ;

                     être seulement, et se consumer ?...

                     Dans la réalisation de l'œuvre,
                     dans un rêve inassouvi ;


Dans ce regard que le temps dévore...
Mousse neuve, Genève, 1er mai 2012

Mousse neuve, poème écrit à Genève le 1er mai 2012 :

Et je surgis sur une déferlante…
Esprit profond du temps qui roule, qui hurle,
pour s’écraser dans un regard,
mousse neuve des pousses sur le sable…

Le temps, et son débordement

Le temps, et son débordement...

                            À la source, les épaules se soulèvent...

Le temps, et son débordement... 

                            À la source du mouvement,
                            à la source de la respiration...

Le temps, et son débordement... 

                            des cloches aux canons,
                            des guerres aux traités,
                            des bribes aux monuments,
                            des briques aux métropoles,
                            de l'étincelle au réseau, 
                            de la nuance à la connaissance...


De la fontaine aux hauts buildings qui nous servent d’antennes...

                            Depuis le tam-tam jusqu'au satellite,
                            De la source à la source...

Le temps, et son débordement,

                            se rit de nos certitudes...
                            
                            Ébranle nos bancs, nos murs,
                            nous échoue dans la mer, dans le ciel... 

                            Nous renouvelle dans le réel...

Article sur Partir…

Paysages Écrits a publié un article sympa de Samuel Dudouit sur Partir…

Revue Paysages écrits

https://sites.google.com/site/revuepaysagesecrits/archives/numero-22/pe22—samuel-dudouit-sur-r-fred-jovan

Exit

Exit hésite, dessin de Robert Fred, Genève, 2014

 

Tu vas vers exit,

et moi j’hésite…

Nous allons vers toujours,

cherchons un recours ;

que faire de notre parapluie ?

nous n’avons plus de pluie…

 

Nous avons trouvé sur la route

une foule de déroutes,

nous y avons monté des forts,

les avons fleuris de nos efforts…

Et sur le bord des rivières

avons laissé le courant faire…

 

Il y a dans le silence

les projets de nos lances…

Nul ne sait où elles tombent,

dans un ventre ou dans l’ombre…

 

L’ombre… Ce début du tableau

où tombe la pointe du ciseau ;

découpant la vie, comme un reflet sur l’eau…

toile sur la fenêtre, exposée dans la lumière…

Le divorce

Poésie, dessin de Robert Fred, Genève, 2014

 

Trouble cabalistique, chambardement de mon armoire mentale,

nulle commode cérébrale où ranger les morceaux de moi-même… Sans doute…

 

Trouble chaotique de mes tiroirs comportementaux ouverts et renversés,

une manivelle tourne dans son miroir translucide ; elle se dispute le Bien et le Mal…

 

Une bien mauvaise dispute, opaque, où se confondent mes racines,

mes racines arrachées pour y refaire le monde ; et ne trouver personne…

 

Personne abandonnée dans un marasme identitaire, qui cherche son nom ;

rencontrer l’autre, lui parler, le nommer. Être nommé ! Qui suis-je sans cet autre ?

 

Abandonné, mon langage se dissout, ma solitude s’invente un clair de lune…

Je peuple les champs de blé de rêve, d’animaux imaginaires, d’étoiles habitées…

La route sous mes pieds nus reste sèche et rugueuse, lointaine. De plus en plus lointaine…

 

Pas arpentés de sons étranges comme issus d’une terre construite de mots étouffés…

Copeaux de vie que mes talons arrachent à ce tapis cousu de sable sur la roche ;

nouveaux mots nés, nouveaux-nés flottés, dans le halo du destin, les yeux écarquillés, étonnés…

 

Je vois une langue nouvelle née sur la route, nouvelles paroles prononcées par des pas sur le sol…

Je vois un préau de nez sortis de sous la couverture, nuée de souffles dans une aurore bleue…

Je vois une rivière, je vois mille vœux mêlés dans le courant tomber comme les perles d’un collier cassé…

Une définition de la spiritualité (Tentative)

Dans l’instant présent est contenu l’éternel,

dans l’éternel est contenu l’instant présent ;


comme le doute est éternel...

                        comme la foi est éternelle.


La lumière est la fin de l’obscurité...

Visage, dessin de Robert Fred, Genève, 2013

Poésie, tu es le fruit de mon trop grand amour

Poète, dessin de Robert Fred, Genève, 2014

Poésie, tu es le fruit de mon trop grand amour,

mon seul et mon premier amour, dont tu gardes le jour…

 

Poésie, compagne du ciel et de la pluie dans la poche du nuage,

tu guides mes pas d’argile et mes chevilles de luciole ;

air pur, inaccessible rêve, source incandescente du voyage…

 

Poésie, je ne suis pas d’ici… Emmène-moi !

Toi qui n’existe pas, qui n’est pas des hommes,

trace d’un passage, là-haut… Emporte-moi !

 

Emporte-moi où n’est plus la matière, cet abri de poussière…

Poésie, emmène-moi ! Je résiderai dans ta parole,

dans tes souliers de lumière, Poésie !… Sous ton aile légère…

 

Poésie !… Sur le sol prisonnier de nos toujours habiles ;

Poésie !… Cabane de nos sourires secrets,

tu gardes, Poésie, l’univers de nos enfances fragiles…

 

Sur les affaires amies de la réalité, ennemies du songe,

entre la feuille et le ciel, laisse-moi m’entendre avec l’oiseau…

Poésie !… Cerise déjà tombée dans la bouche du mensonge…

 

Noyau tombé sur la terre, espoir planté dans le hasard…

Emmène-moi loin de moi, que ne me trahisse mon regard.

Chute originelle

Comme les flocons d’une boîte à musique

tombant de clics en claques, chute

volant à chaque gifle un nouvel air,

la vie siffle les notes d’une simple symphonie.

Les claques, dessin de Robert Fred, Genève, 2014

Fiole versatile

Fiole Versatile, dessin de Robert fred, Genève, 2014

Fiole...

                 vestibule de mon nombril,

                                       volatile...

Patache de fumées,


                     dispersées...

                                  Crues...


               
                      Dans le caquelon cuit de mon coq nu...

Dédicace Chiffons, Salon du livre, Genève, 1er mai 2014

Dédicace Chiffons, Robert Fred, Stand Slatkine le 1er mai 2014 à 16h30

La dédicace de Chiffons par Robert Fred aura lieu au Salon du livre de Genève le 1er mai 2014 à 16h30 au stand Slatkine, H862, rue Hemingway.

Plumes Genevoises, article paru le 23 orctobre 2013

Aimer, sinon c’est faux.

Regard et liberté, ou comment le regard que l’on porte sur le monde agit en nous…

Article paru sur Plumes Genevoises le 23 octobre 2013


Article sur Plumes Genevoises
L’association essentiellement dédiée à promouvoir les artistes du canton de Genève

Interview : Nouvelles.ch | Regards sur la vie locale, le 8 janvier 2014



Interview Nouvelles.ch, Genève le 08 janvier 2014

Trébuchet

Vase, dessin de Robert Fred, Genève, 2013

Lavoir à béquille pour ne pas trébucher,

rencard du jour aux nouvelles nouvelles,

vielles lessives dans le trébuchet.

                                    Jetée...

Planche de l'essai, le pas vers la mer, à la volée...

Garde noyée des sueurs, pour aspirer de l'air.

Remise aux large pour ne pas être pris.

                                         Vivant...

Fouillage de glaise, malaxage du corps, avant qu'il ne gise...

   Victoire !

             Victoire des cristaux de mica, cuisson de l'argile...


      Scépulture magistale du vase,

                                        déversée de sa bouche :

                                                        la transmission du geste...

Cul de bouteille

Visage, dessin de Robert fred, Genève, 2013

Sept coupes pleines, huit sont versées...

La bouteille, le cul en l'air...

            Oeil de verre dans un monocle.