Robertfred.com, poésie. "Aimer, sinon c’est faux"
Cascades, Robert Fred, 2005, Éditions Gérard Guy

Cascades (2005)

Cascades, comme sont titre l’indique est une suite poétique en déferlement de quatrains.

Poèmes de jeunesse attrappés au gré du temps, ils coulent naturellement avec les jours, avec les pas du poête à la découverte des sons, des images, des impressions.

Tableaux libres ils n’ont d’autre ambition que de peindre les émotions désordonnées d’un poête en partance.

Prix: Chf 20.00 – Acheter (Contactez Robert Fred)

Cascades : publié aux éditions Gérard Guy à Paris en 2005, l’ouvrage regroupe les titres: Cascades, Le chemin de côté, Les élans
144 pages, longueur 17,9, largeur 11,3
N° SERIE: ISBN: 2915976031

I – Cascades

Dis-moi ton nom, ton sourire,
dis-moi ton chant, passante éblouissante,
dis-moi, je suis venu pour te voir,
je suis venu pour t’aimer.

 

***

 

Regarde au loin, ces montagnes couvertes,
nuages et courants, tourments les accaparent.
regarde, devant, la pluie, l’orage et l’arc-en-ciel,
tes pas les accompagnent, c’est toi le voyageur.

 

***

 

Aux heures où passent
des torrents de larmes,
eux là-bas,
rêvaient à leurs enfants des océans immenses.

***

 

Les pêcheurs, pareils aux étoiles,
posent leurs prières sur la mer
étirant leur bras noueux,
ils ramènent leurs paniers de trésors.

 

***

 

J’ai trouvé un joyau
dans le ciel,
immobile et pur,
il avait le mouvement de l’espoir.

 

***

 

un nuage, une étoile,
et le jeu des jours qui passent ;
une plume unie au regard,
et cet escalier qui mène au vent.

 

***

 

le sage ne dit pas:
 » je n’ai pas peur. »
le sage dit:
« je sais que j’ai peur. »

 

 

II – Le chemin de côtés

 

L’œil ouvert
Le rebelle est un regard
et le sage n’est pas raisonnable

 

***

 

Sirène
Sirène aux yeux d’anges
rive d’un jour étrange
autour du noir mélange
le nectar de ton d’amour

 

***

 

Ici venus
Sur les fleuves et les mers
sur les lames imprenables
marins pèlerins voyageurs
nous sommes ici venus
faire connaissance

 

***
La bière

Vaste comme une chanson
profond comme le houblon
ton mélange amer
amène la joie d’un geste blond

***

 

Ne pas oublier
Les matins de rosée
ne pas oublier
d’écoper
car on y trouve des perles

 

***

 

Le Rubicon
Vivre c’est le Rubicon
le franchir c’est choisir
penser c’est ne pas savoir
connaître c’est aller

 

***

 

La cuisine
Un gramme de sel
deux doigts d’aventure
un peu de persil
une larme à la mer
son secret sent le rêve

 

 

III – Espérance

 

Verve nouvelle
Le front devant
sur l’amer pays
d’entre le vent
la verve nouvelle

 

***

 

Si le monde est amour
Qu’importe souffrir
si le monde se ride
qu’importe la colère
si le monde est fournil
qu’importe mourir
si le monde est amour

 

***

 

Ulysse
Je me joue des murailles et des sombres géants
je passe les tempêtes et les pleurs des sirènes
je suis le regard qui ceint l’appétit de Circé
je suis l’horizon la conscience et le geste

 

***

 

La craquelure
Drôle de drame
où les âmes naissent
grande fête
où le vent se tient

 

***

 

Les épices
Ce rire cristallin
qui ravive mon ouïe
au profond de l’ombre
c’est la toque vive

 

***

 

La pitance
Mouvements d’ici
le temps pâture
et le vent disperse
Sur la houle immense
le vivre s’avance
et porte demain


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