Robertfred.com, poésie. "Aimer, sinon c’est faux"
Éloïse, Robert Fred, parution: 2010, Éditions Slatkine

Éloïse (2010)

Prix: Chf 15.–

Prix: Eur 12.00

éditions Slatkine

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La passion du livre

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Place des libraires

Où l’amour frappe.
(le lac de son galop ailé).

un souffle profond sur le torse bleu des flots,
onde souple des hippocampes et des murènes,
nos élans se meurent, oiseaux lutins, sur le corps gigantesque du vent.

(Danse des pétales, dessin sur l’eau, d’un arbre fruitier.)

Éloïse: Publié aux éditions Slatkine à Genève en 2010. Broché, sur papier Munken.
51 pages, longueur 21, largeur 14,8
N° SERIE: ISBN: 9782832104347 – EAN: 9782832104347

Amour-plaisir, amour-possession, amour-taratata…
Pourquoi pas amour tout simple, hors les murs…

Si deux êtres se tiennent par la main, c’est un pont.
S’ils se regardent dans les yeux, c’est un espace.
Le scintillement, c’est l’univers.

(S’il fait chaud, c’est un foyer.)

Mais cela peut être un concert de rock,
un match de catch, un coaching de sourds, une chasse à l’homme,
un safari, une cuite (ou le mauve du lilas…)

Deux être qui s’aiment, se sentent bien ensemble.

Après…

Ce n’est plus qu’une ombre d’amour.

– . –

Croissants dorés, cuisses de l’aurore, mie tendre,
écorce châtaine au matin.
Parfums blonds du beurre et du café,
sourire craquant de la lune, couleur du jour.

– . –

Démaq’Up

Trempé d’une goutte de thé, de framboise ou d’amour,
un coton devant le miroir, dévoile une fleur.

(Ouvrant son regard.)

Atoll soulevé dans le vent,
oreiller de pétales,

à couvrir de caresses.

– . –

Ukiyo-e

Monde flottant où nous irons
main dans la main cueillir sur la dune
les parfums de la rose
(Ocre tendre sur tes joues)

Ta chevelure sera ma voile
mon élan ta proue
le chant du merle sera notre gouvernail
et la mousse humide notre navire

Comme sur une harpe silencieuse
la brise jouera dans les feuillages
une symphonie lumineuse

Nos mains sur nos corps en quatuor
et nos bouches en voûte solaire

– . –

étonnante la vie.
étonnante l’onde qui nous a choisis.
étonnante celle qui nous livre.

Je t’aime.

Je comprends la dune et la colline, les oeuvres nécessaires
(et la broderie de l’onde qui déferle.)
Je comprends tout ce qui justifie les étraves, le large, l’estuaire,

le retour à la mer.

Il n’y est d’autre loi que de faire face à la vague mortelle,
que de tendre au cap
(au-dessus des tréfonds amers.)

Tu es là.
Sans aucune autre raison que l’horizon.
Pourtant plus que tout, plus que la lune, les étoiles et la pluie,
je crois ce que tu me dis.
Plus profond que le cor dans la brume, plus profond que l’écume
sur le sable, ta voix me parle tout bas.
J’ouvre des yeux nouveaux sur la peau douce de ton ventre,
et j’entends que tu m’entends.

(Je t’aime.)